Fiche de révision de l'item 115 EDN — Toxidermies. Points clés rang A et B issus du référentiel LiSA, et pièges classiques aux EDN.
🎯 L'essentiel en 30 secondes
- Lambeaux d'épiderme se détachant au frottement de la peau 'saine'. Signe pathognomonique de nécrolyse épidermique toxique.
- Signes respiratoires : hypersialorrhée, dysphonie, dyspnée, bronchospasme. Signes cardiovasculaires et digestifs possibles.
- Stevens-Johnson : décollement < 10% surface corporelle / Lyell : décollement ≥ 30% surface corporelle / Formes intermédiaires : 10-30%
- Urticaire profonde touchant préférentiellement les muqueuses. Risque d'anaphylaxie avec signes respiratoires (dysphonie, dyspnée, bronchospasme).
- Baisse acuité visuelle, photophobie, troubles pigmentaires, cicatrices, syndrome de stress post-traumatique. Ré-épithélialisation en 10-30 jours.
📋 Points clés rang A
RANG A
Fondamentaux — obligatoires à l'EDN
- Donnez la définition d'une toxidermie : Tout effet cutané secondaire des médicaments administrés à dose thérapeutique (topique, per os, sous-cutané, intra-veineux…). Tout médicament peut être responsable d'une toxidermie.
- Décrivez les signes cliniques du syndrome de Stevens-Johnson : Début 4-28 jours après traitement. Érosions muqueuses multifocales, bulles cutanées, signe de Nikolsky positif, fièvre, possible atteinte viscérale. Décollement < 10% surface corporelle.
- Définissez le signe de Nikolsky : Lambeaux d'épiderme se détachant au frottement de la peau 'saine'. Signe pathognomonique de nécrolyse épidermique toxique.
- Quelles sont les caractéristiques de l'urticaire médicamenteuse ? : Papules œdémateuses entourées d'un halo érythémateux, prurigineuses, labiles, disparaissant en 24-48h sans trace. Apparition quelques minutes à heures après prise.
- Quelle différence entre syndrome de Stevens-Johnson et Lyell ? : Stevens-Johnson : décollement < 10% surface corporelle / Lyell : décollement ≥ 30% surface corporelle / Formes intermédiaires : 10-30%
- Définissez l'angiœdème médicamenteux : Urticaire profonde touchant préférentiellement les muqueuses. Risque d'anaphylaxie avec signes respiratoires (dysphonie, dyspnée, bronchospasme).
- Quand contre-indiquer définitivement un médicament en cas d'urticaire ? : En cas d'urticaire immunologique (IgE médiée) : contre-indication formelle définitive car risque d'anaphylaxie. Pas de contre-indication si mécanisme non immunologique.
- Quels sont les symptômes initiaux d'une nécrolyse épidermique ? : Symptômes peu spécifiques : fièvre, altération état général, brûlures oculaires, pharyngite, éruption érythémateuse douloureuse. Évolution rapide en quelques jours.
- Comment reconnaître une réaction d'hypersensibilité immédiate ? : Survient dès la première prise possible, nécessite sensibilisation préalable pour IgE médiée, non dose-dépendante, risque anaphylaxique, contre-indication formelle.
- Quelles sont les séquelles possibles d'une nécrolyse épidermique ? : Baisse acuité visuelle, photophobie, troubles pigmentaires, cicatrices, syndrome de stress post-traumatique. Ré-épithélialisation en 10-30 jours.
- Quels signes rechercher devant une urticaire pour dépister l'anaphylaxie ? : Signes respiratoires : hypersialorrhée, dysphonie, dyspnée, bronchospasme. Signes cardiovasculaires et digestifs possibles.
📌 Points rang B
RANG B
Approfondissement — pour se démarquer
- Quels sont les deux principaux mécanismes des toxidermies ? : 1. Mécanisme non immunologique : effet pharmacodynamique du médicament / 2. Mécanisme immunologique : hypersensibilité immédiate (IgE médiée) ou retardée
- Quelle est la prévalence des toxidermies et leur pronostic habituel ? : 1 à 3% des prises de médicaments. Plus de 90% des toxidermies sont bénignes. Les formes graves sont exceptionnelles (1 cas pour 10 000 à 1 000 000 patients).
- Quels sont les deux types de toxidermies les plus fréquents ? : 1. Exanthèmes maculo-papuleux : 40 à 60% des notifications / 2. Urticaires : 20 à 30% des notifications
- Quels sont les deux mécanismes de photosensibilité médicamenteuse ? : 1. Phototoxicité : survient en heures, dose-dépendante / 2. Photo-allergie : survient après 7-21 jours, peut s'étendre au-delà des zones exposées
- Quel est le rôle des infections virales dans les toxidermies ? : VIH augmente le risque de toxidermies. DRESS associé à réactivation virus herpès (HHV6, HHV7, EBV, CMV). Immunosuppression = facteur favorisant.
- Différenciez phototoxicité et photo-allergie en termes de délai : Phototoxicité : survient dans les heures suivant exposition / Photo-allergie : survient après délai de 7 à 21 jours
- Quelle est la mortalité des toxidermies graves ? : Mortalité jusqu'à 25% pour une nécrolyse épidermique toxique (Stevens-Johnson/Lyell). Les formes bénignes ont une mortalité faible.
- Décrivez la répartition des lésions de photosensibilité : Lésions photodistribuées localisées aux zones découvertes : visage, décolleté, extrémités. En photo-allergie, peut s'étendre au-delà des zones exposées.
- Un médicament peut-il donner différents types de toxidermies ? : Oui, des mécanismes différents peuvent être responsables d'une présentation clinique identique, et un même médicament peut donner diverses manifestations cutanées.
⚠️ Les pièges classiques aux EDN
Quelles sont les séquelles possibles d'une nécrolyse épidermique ?
Baisse acuité visuelle, photophobie, troubles pigmentaires, cicatrices, syndrome de stress post-traumatique. Ré-épithélialisation en 10-30 jours.
Quels signes rechercher devant une urticaire pour dépister l'anaphylaxie ?
Signes respiratoires : hypersialorrhée, dysphonie, dyspnée, bronchospasme. Signes cardiovasculaires et digestifs possibles.
Quels sont les deux principaux mécanismes des toxidermies ?
1. Mécanisme non immunologique : effet pharmacodynamique du médicament / 2. Mécanisme immunologique : hypersensibilité immédiate (IgE médiée) ou retardée
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