🚨 Item 135 · Urgences

Item 135 EDN — Thérapeutiques antalgiques, médicamenteuses et non médicamenteuses. (v

Fiche de révision de l'item 135 EDN — Thérapeutiques antalgiques, médicamenteuses et non médicamenteuses. (voir item 330). Points clés rang A et B issus du référentiel LiSA, et pièges classiques aux EDN.

🎯 L'essentiel en 30 secondes
  • Au moins 6 mois en cas d'efficacité, avec introduction et arrêt progressifs selon le principe de titration.
  • Troubles émotionnels et affectifs, facteurs cognitifs. Il faut évaluer les doses prises, les horaires et les délais de prise.
  • 1) Patches de lidocaïne 2) Patches de capsaïcine à 8% 3) Toxine botulinique A. Ces topiques ne nécessitent pas de titration progressive.
  • L'évaluation de la qualité de vie (questionnaires appropriés) et l'évaluation globale (Impression clinique globale) du patient sont au premier plan.
  • Anticiper et prévenir les douleurs avant les soins et la mobilisation. Prévoir un traitement adapté systématique avec information et éducation du patient.

📋 Points clés rang A

RANG A Fondamentaux — obligatoires à l'EDN
  • Quelle est l'obligation légale concernant la prise en charge de la douleur selon le Code de Santé Publique ? : Article L1110-5-3 : « Toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant à soulager sa souffrance. Celle-ci doit être, en toutes circonstances, prévenue, prise en compte, évaluée et traitée ».
  • À partir de quel pourcentage de réduction de la douleur un traitement antalgique est-il considéré comme efficace ? : Une réduction d'au moins 30% de l'intensité initiale de la douleur, avec une intensité acceptable pour le patient au regard des effets indésirables attendus.
  • Quel est l'objectif thérapeutique en situation de douleur aiguë ? : Zéro douleur ou chercher le seuil de douleur acceptable. L'évaluation de l'intensité (EN, EVA) est au premier plan car il s'agit le plus souvent de douleur nociceptive.
  • Pourquoi l'objectif « zéro douleur » n'est-il pas atteignable en douleur chronique ? : Car la douleur chronique est multidimensionnelle avec composante émotionnelle, cognitive et comportementale. Il existe souvent des phénomènes d'amplification avec sensibilisation centrale.
  • Définissez les douleurs nociceptives et donnez 3 exemples cliniques fréquents. : Douleurs liées à activation des nocicepteurs périphériques par lésion tissulaire locale. Exemples : douleurs post-traumatiques/post-opératoires, douleurs induites par les soins, douleurs inflammatoires aiguës.
  • Pourquoi les paliers OMS sont-ils inadaptés aux douleurs neuropathiques chroniques ? : Les antalgiques simples (paracétamol, AINS) et de palier II (sauf tramadol) ne sont pas efficaces sur les douleurs neuropathiques chroniques du fait de leurs mécanismes spécifiques.
  • Citez les 4 classes d'antalgiques recommandés en première intention pour les douleurs neuropathiques. : 1) Antidépresseurs (tricycliques, IRSNA) 2) Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) 3) Tramadol LP 4) Topiques locaux pour douleurs périphériques localisées.
  • Qu'est-ce que le principe de titration dans les douleurs neuropathiques ? : Introduction et arrêt progressifs des traitements, avec augmentation des doses selon l'efficacité et la tolérance. Sauf pour les topiques locaux qui n'en nécessitent pas.
  • Quelle est la durée moyenne recommandée des traitements de douleur neuropathique en cas d'efficacité ? : Au moins 6 mois en cas d'efficacité, avec introduction et arrêt progressifs selon le principe de titration.
  • Pourquoi les opioïdes d'action rapide sont-ils déconseillés dans les douleurs neuropathiques ? : Ils sont fortement déconseillés même en cas de douleur paroxystique et doivent être prescrits uniquement dans leurs indications officielles (accès douloureux paroxystiques du cancer).
  • Quels sont les deux types d'effets indésirables à distinguer lors de l'évaluation de la tolérance ? : 1) Effets prévisibles et curables (ex: constipation sous opioïdes, à prévenir systématiquement) 2) Effets passagers (ex: nausées sous antidépresseurs, durent ~15 jours).
  • Quelles sont les techniques de neurostimulation recommandées en première intention pour les douleurs neuropathiques ? : Stimulation électrique transcutanée en première intention. En troisième intention par le spécialiste : stimulation magnétique trans-crânienne répétitive (rTMS).
  • Que faut-il anticiper dans la prise en charge des douleurs nociceptives aiguës ? : Anticiper et prévenir les douleurs avant les soins et la mobilisation. Prévoir un traitement adapté systématique avec information et éducation du patient.
  • Quels facteurs peuvent influencer l'observance d'un traitement antalgique ? : Troubles émotionnels et affectifs, facteurs cognitifs. Il faut évaluer les doses prises, les horaires et les délais de prise.
  • Définissez les douleurs neuropathiques et donnez 3 exemples. : Douleurs liées à une lésion ou maladie des systèmes somato-sensoriels. Exemples : polyneuropathies, douleurs post-zostériennes, douleurs neuropathiques post-chirurgicales.
  • Quels traitements ne sont PAS recommandés pour les douleurs neuropathiques ? : Les neuroleptiques et benzodiazépines n'ont pas d'efficacité établie. Les opioïdes d'action rapide sont fortement déconseillés même en cas de douleur paroxystique.
  • Quel est l'article du code de déontologie médicale concernant la douleur ? : Article 37 : « En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son état et l'assister moralement ».
  • Dans l'évaluation des douleurs chroniques, quels éléments sont au premier plan ? : L'évaluation de la qualité de vie (questionnaires appropriés) et l'évaluation globale (Impression clinique globale) du patient sont au premier plan.
  • Qu'est-ce qu'il faut vérifier concernant la pérennité de l'effet antalgique ? : S'assurer que l'analgésie reste efficace et évaluer une éventuelle tolérance avec les opioïdes (nécessité d'augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets antalgiques).
  • Citez 3 topiques locaux utilisés pour les douleurs neuropathiques périphériques localisées. : 1) Patches de lidocaïne 2) Patches de capsaïcine à 8% 3) Toxine botulinique A. Ces topiques ne nécessitent pas de titration progressive.

⚠️ Les pièges classiques aux EDN

⚠️
Qu'est-ce qu'il faut vérifier concernant la pérennité de l'effet antalgique ?

S'assurer que l'analgésie reste efficace et évaluer une éventuelle tolérance avec les opioïdes (nécessité d'augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets antalgiques).

⚠️
Citez 3 topiques locaux utilisés pour les douleurs neuropathiques périphériques localisées.

1) Patches de lidocaïne 2) Patches de capsaïcine à 8% 3) Toxine botulinique A. Ces topiques ne nécessitent pas de titration progressive.

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