Fiche de révision de l'item 271 EDN — Reflux gastro-œsophagien chez le nourrisson, chez l'enfant et chez l'adulte. Hernie hiatale. Points clés rang A et B issus du référentiel LiSA, et pièges classiques aux EDN.
- La dysphagie et l'amaigrissement sont les signes évoquant une pathologie néoplasique.
- Complication d'un RGO ancien négligé se manifestant le plus souvent par une dysphagie et un amaigrissement.
- Environ 60% des RGO symptomatiques ne se compliquent pas d'œsophagite. La majorité des RGO ne sont pas compliqués.
- Altérations de la qualité de vie et du sommeil. Le RGO nocturne crée des micro-réveils et altère les performances au travail.
- Moins de 1% par an de transformation en adénocarcinome, suivant un processus : dysplasie bas grade → haut grade → adénocarcinome.
📋 Points clés rang A
- Quels sont les 3 signes du RGO typique ? : 1) Pyrosis (brûlures rétrosternales ascendantes - spécificité 90%), 2) Régurgitations (remontées de contenu gastrique sans effort), 3) Syndrome postural (aggravation par décubitus/antéflexion).
- Quels sont les symptômes atypiques du RGO ? : Toux sèche, douleurs thoraciques pseudo-angineuses, érosions dentaires, certaines laryngites. Lien discuté pour asthme, fibrose pulmonaire, pharyngite.
- Quels signes évoquent une pathologie néoplasique dans le contexte d'un RGO ? : La dysphagie et l'amaigrissement sont les signes évoquant une pathologie néoplasique.
- Quelle proportion de RGO symptomatiques ne se compliquent pas d'œsophagite ? : Environ 60% des RGO symptomatiques ne se compliquent pas d'œsophagite. La majorité des RGO ne sont pas compliqués.
- Qu'est-ce que l'endobrachyœsophage ou œsophage de Barrett ? : Transformation de l'épithélium malpighien œsophagien en épithélium glandulaire intestinal (métaplasie). État précancéreux prédisposant à l'adénocarcinome œsophagien.
- Quel est le risque annuel de transformation maligne de l'œsophage de Barrett ? : Moins de 1% par an de transformation en adénocarcinome, suivant un processus : dysplasie bas grade → haut grade → adénocarcinome.
- Qu'est-ce que le signe du lacet ? : Aggravation du pyrosis et des régurgitations lors de l'antéflexion du tronc, faisant partie du syndrome postural caractéristique du RGO typique.
- Quelles sont les complications hémorragiques du RGO ? : Les ulcérations œsophagiennes peuvent saigner et provoquer hématémèse, méléna ou anémie par carence martiale. Complication de l'œsophagite ulcérée.
- Comment se manifeste la sténose peptique ? : Complication d'un RGO ancien négligé se manifestant le plus souvent par une dysphagie et un amaigrissement.
- Que permet la classification de Los Angeles ? : Elle permet d'évaluer en endoscopie la sévérité de l'atteinte œsophagienne. Il n'y a pas de parallélisme entre intensité des symptômes et sévérité endoscopique.
- Comment diagnostique-t-on l'œsophage de Barrett ? : Diagnostic endoscopique confirmé par examen anatomopathologique de biopsies montrant la métaplasie intestinale. La hauteur et la dysplasie conditionnent surveillance et traitement.
- Quelles sont les conséquences négligées du RGO ? : Altérations de la qualité de vie et du sommeil. Le RGO nocturne crée des micro-réveils et altère les performances au travail.
📌 Points rang B
- Quelle est la prévalence du RGO dans la population générale ? : 10% de la population rapporte un épisode de pyrosis par semaine, 2 à 5% un pyrosis quotidien. Le RGO est fréquent et très majoritairement bénin.
- Quel est le principal facteur de risque du RGO ? : L'obésité est le principal facteur de risque. Autres facteurs : hernie hiatale, grossesse, alcool, certaines chirurgies bariatriques et dérivés nitrés.
- Quelles sont les indications de l'endoscopie œsogastroduodénale dans le RGO ? : Toujours à partir de 50 ans, toujours si signes d'alarme (dysphagie, amaigrissement, hémorragie, anémie), à discuter si signes atypiques. Pas nécessaire si typique <50 ans sans alarme.
- Quels sont les 2 types de hernies hiatales ? : Hernie par glissement (85%, ascension du cardia, peut s'accompagner de RGO) et hernie par roulement (15%, grosse tubérosité para-œsophagienne, dysphagie, pas de RGO).
- Quelle est la physiopathologie du RGO ? : Multifactorielle : agression par liquide gastrique, altération barrière anti-reflux (hypotonie sphincter + relaxations transitoires), augmentation pression abdominale, stase gastrique, diminution fonction diaphragmatique.
- L'endoscopie normale élimine-t-elle un RGO ? : Non, l'EOGD normale n'élimine pas un RGO. Environ 60% des RGO symptomatiques ne présentent pas d'œsophagite endoscopique.
- Quels examens de seconde intention peuvent explorer un RGO ? : pH-métrie et pH-impédancemétrie (sonde naso-gastrique 24h), manométrie œsophagienne. Ces examens ne sont jamais indiqués en première intention.
- Quelle est la différence entre RGO physiologique et pathologique ? : RGO physiologique : pas de symptôme ni lésion. RGO pathologique : symptômes et/ou lésions muqueuses (œsophagite, sténose, Barrett). Dans le cours, RGO = pathologique.
⚠️ Les pièges classiques aux EDN
Diagnostic endoscopique confirmé par examen anatomopathologique de biopsies montrant la métaplasie intestinale. La hauteur et la dysplasie conditionnent surveillance et traitement.
Altérations de la qualité de vie et du sommeil. Le RGO nocturne crée des micro-réveils et altère les performances au travail.
10% de la population rapporte un épisode de pyrosis par semaine, 2 à 5% un pyrosis quotidien. Le RGO est fréquent et très majoritairement bénin.
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