Fiche de révision de l'item 352 EDN — Crise d'angoisse aiguë et attaque de panique. Points clés rang A et B issus du référentiel LiSA, et pièges classiques aux EDN.
🎯 L'essentiel en 30 secondes
- Asthme, embolie pulmonaire, pneumopathie.
- Épilepsie, migraine, accident ischémique transitoire ou constitué.
- Hypoglycémie, phéochromocytome, hyperthyroïdie, syndrome de Cushing, hypoparathyroïdie.
- Durée limitée de 20-30 minutes, avec diminution graduelle jusqu'au soulagement ou fatigue post-crise.
- Comportement variable : agitation, inhibition, sidération. Il existe un risque de passage à l'acte auto-agressif.
📋 Points clés rang A
RANG A
Fondamentaux — obligatoires à l'EDN
- Quelle est la définition de l'attaque de panique ? : Épisode aigu d'anxiété à début brutal, avec symptômes intenses, de durée limitée (20-30 min), pouvant être isolé ou répété (trouble panique) ou associé à un trouble psychiatrique.
- Quels sont les principaux symptômes physiques de l'attaque de panique ? : Respiratoires (dyspnée, hyperventilation), cardiovasculaires (tachycardie, palpitations), neurovégétatifs (sueurs, tremblements), digestifs (nausées, douleurs), génito-urinaires (pollakiurie).
- Quels sont les symptômes psychiques de l'attaque de panique ? : Pensées de catastrophe imminente (peur de mourir/devenir fou), peur intense sans objet, perte de contrôle, dépersonnalisation (détachement de soi) et déréalisation (impression d'irréalité).
- Quels sont les principaux diagnostics différentiels cardiovasculaires ? : Épisode coronarien aigu, insuffisance cardiaque, dissection aortique, hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque.
- Quels sont les diagnostics différentiels endocriniens de l'attaque de panique ? : Hypoglycémie, phéochromocytome, hyperthyroïdie, syndrome de Cushing, hypoparathyroïdie.
- Quelles substances peuvent déclencher une attaque de panique ? : Intoxications : alcool, cannabis, cocaïne, ecstasy, benzodiazépines, corticoïdes, hormones thyroïdiennes. Les sevrages de ces substances peuvent aussi déclencher une AP.
- Quels examens complémentaires peuvent être nécessaires en urgence ? : Électrocardiogramme, radiographie thoracique, hémogramme, glycémie, ionogramme sanguin, troponine - sans renforcer les pensées catastrophistes.
- Quelles sont les mesures non pharmacologiques en phase aiguë ? : Mise en condition (calme, empathie), réassurance (diagnostic d'AP, absence de risque mortel), aide au contrôle respiratoire (expiration lente, stimulation vagale).
- Quel est le traitement médicamenteux en phase aiguë ? : Benzodiazépine per os, prescription uniquement ponctuelle en urgence. Éviter la prescription systématique pour prévenir la dépendance.
- Quels sont les comportements observés lors d'une attaque de panique ? : Comportement variable : agitation, inhibition, sidération. Il existe un risque de passage à l'acte auto-agressif.
- Quelle est la durée typique d'une attaque de panique ? : Durée limitée de 20-30 minutes, avec diminution graduelle jusqu'au soulagement ou fatigue post-crise.
- Quels sont les diagnostics différentiels respiratoires ? : Asthme, embolie pulmonaire, pneumopathie.
- Quels sont les diagnostics différentiels neurologiques ? : Épilepsie, migraine, accident ischémique transitoire ou constitué.
- Quel est l'objectif de l'aide au contrôle respiratoire ? : Expiration lente pour stimuler le tonus vagal, focaliser l'attention du patient et limiter l'hyperventilation responsable de certains symptômes.
📌 Points rang B
RANG B
Approfondissement — pour se démarquer
- Quelle est la prévalence de l'attaque de panique sur la vie entière ? : 5% sur la vie entière, avec un sex-ratio de 2 femmes pour 1 homme. Fréquente chez l'adulte jeune, rare chez l'enfant (<1%) mais augmente à l'adolescence (2-2,5%).
- Quels sont les facteurs de risque de l'attaque de panique ? : Facteurs génétiques, environnementaux (stress, usage de substances), tempéramentaux (affectivité négative, sensibilité au stress).
- Quel est le mécanisme de certains symptômes comme les vertiges et paresthésies ? : Liés à l'hypocapnie secondaire à l'hyperventilation qui accompagne l'attaque de panique.
- Quels neurotransmetteurs sont impliqués dans l'attaque de panique ? : Dysfonctionnement de certains neurotransmetteurs comme la cholécystokinine et le lactate de sodium, associé à des cognitions catastrophistes.
- Quelle est la prise en charge d'une attaque de panique isolée ? : Psychoéducation pour reconnaître et prévenir une récidive, règles hygiéno-diététiques (diminution psychostimulants, sommeil régulier).
- Comment prendre en charge les attaques de panique répétées ? : Si répétition des AP : traitement spécifique du trouble panique. Si AP associée à un trouble psychiatrique : traitement du trouble psychiatrique sous-jacent.
⚠️ Les pièges classiques aux EDN
Quels sont les diagnostics différentiels neurologiques ?
Épilepsie, migraine, accident ischémique transitoire ou constitué.
Quel est l'objectif de l'aide au contrôle respiratoire ?
Expiration lente pour stimuler le tonus vagal, focaliser l'attention du patient et limiter l'hyperventilation responsable de certains symptômes.
Quelle est la prévalence de l'attaque de panique sur la vie entière ?
5% sur la vie entière, avec un sex-ratio de 2 femmes pour 1 homme. Fréquente chez l'adulte jeune, rare chez l'enfant (<1%) mais augmente à l'adolescence (2-2,5%).
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